Beaucoup de femmes hésitent au moment de reprendre le sport, avec cette crainte en arrière-plan : et si la douleur revenait ?
Parce qu’il y a eu une tendinite qui a traîné, un dos devenu plus sensible, un genou qui n’a jamais complètement été oublié… et surtout cette inquiétude persistante : et si la douleur revenait dès que je recommence ?
À la ménopause, les blessures peuvent sembler plus longues à passer, plus difficiles à comprendre, et parfois décourageantes. On fait ce qu’il faut, on suit la rééducation, les examens sont rassurants… et pourtant, les sensations ne disparaissent pas toujours comme on l’espérait. On se retrouve alors coincée entre l’envie de bouger à nouveau et la peur de raviver quelque chose.
Reprendre le sport après des blessures à la ménopause ne se résume pourtant pas à renforcer un muscle ou à soigner un tendon. Le corps change, le terrain évolue, et le système nerveux prend une place bien plus importante qu’on ne l’imagine. Comprendre ces mécanismes permet d’aborder la reprise différemment, avec plus de cohérence et moins de tension.
Dans cet article, je vous propose de voir comment reprendre le sport à la ménopause après des blessures, sans minimiser la douleur, sans la dramatiser non plus, et en tenant compte à la fois de ce que vit le corps… et de ce que perçoit le cerveau.
À la ménopause, beaucoup de femmes finissent par avoir l’impression que leur corps est devenu fragile. Qu’il faut faire attention à tout. Qu’une douleur qui traîne est forcément le signe que quelque chose est encore abîmé. Et pourtant, ce n’est pas toujours le cas.
Une douleur persistante ne signifie pas forcément qu’un muscle, un tendon ou une articulation est encore lésé.
Très souvent, le corps a bien fait son travail de réparation. Mais le contexte dans lequel il évolue a changé, et cela influence fortement la façon dont les sensations sont perçues.
C’est une situation très fréquente : vous avez suivi une rééducation, consulté, parfois passé des examens, et on vous dit que tout est rentré dans l’ordre. Sur le plan mécanique, la blessure est soignée. Pourtant, la douleur est toujours là, ou revient régulièrement.
Ce décalage est souvent source de doute et d’incompréhension. On se demande si le corps est réellement réparé, s’il ne faudrait pas faire encore plus attention, ou au contraire s’il ne faut pas simplement accepter d’avoir mal.
À la ménopause, ce type de situation est courant, car les capacités de récupération et d’adaptation du corps évoluent. Le corps peut mettre plus de temps à retrouver un équilibre confortable, même lorsque les tissus sont guéris. Cela ne signifie pas qu’il ne sait plus guérir, mais qu’il réagit différemment qu’avant.
À cette période de la vie, le terrain interne change. Les fluctuations hormonales influencent la récupération, la tolérance à l’effort et la façon dont le corps gère l’inflammation au quotidien.
Concrètement, cela peut rendre certaines zones plus sensibles, notamment là où il y a déjà eu une blessure. Une douleur peut alors persister ou réapparaître sans choc, sans faux mouvement, et sans nouvelle lésion identifiable. Ce phénomène est déstabilisant, mais il est fréquent à la ménopause.
Dans ces situations, il ne s’agit pas d’un corps " abîmé ", ni d’une blessure qui n’aurait jamais guéri. Il s’agit plutôt d’un terrain plus réactif, qui amplifie les sensations et ralentit le retour à un confort complet.
Comprendre ce contexte permet déjà de changer de regard sur son corps. La douleur n’est pas forcément le signe d’un danger ou d’une fragilité définitive.
Elle s’inscrit souvent dans un fonctionnement global différent, propre à la ménopause. Et pour comprendre pourquoi elle peut persister malgré tout, il est alors nécessaire de regarder au-delà des tissus eux-mêmes.
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Quand une douleur dure, on cherche souvent une explication simple : "j’ai encore une tendinite", "mon tendon est fragile", "j’ai forcément quelque chose qui n’est pas réparé". Sauf qu’à force de traîner une douleur, il peut se passer autre chose : le corps a guéri… mais le système nerveux continue d’envoyer l’alerte.
Et ça, on en parle beaucoup trop peu.
La douleur, ce n’est pas le tendon qui la fabrique. Ce n’est pas le muscle.
La douleur, c’est le cerveau qui l’envoie.
Et son job, c’est de vous protéger. Donc si, pendant des semaines ou des mois, il a associé une zone (un genou, une épaule, un coude…) à un danger, il peut rester en "mode vigilance". Même quand la blessure est soignée, il continue parfois à envoyer le message, juste parce qu’il n’a pas encore compris que la zone est redevenue sûre.
C’est exactement pour ça que certaines femmes ont l’impression de tourner en rond. Elles ont fait leur rééducation, elles ont été sérieuses… et pourtant, la douleur revient dès qu’elles reprennent un peu, ou elle ne disparaît jamais complètement.
Et à la ménopause, ce système peut être encore plus sensible, parce que la fatigue, le stress, le sommeil plus léger, et le terrain plus inflammatoire rendent le cerveau plus réactif. Il "surveille" davantage.
C’est souvent là que ça devient difficile. On vous dit : “Il n’y a plus rien, l’IRM est normale.”
Et vous, vous avez toujours mal.
Alors parfois, vous entendez : “C’est dans votre tête.”
Ce que je préfère dire, c’est : oui, ça se passe dans votre tête… parce que c’est le cerveau qui gère la douleur. Mais non, vous n’inventez rien.
La douleur est réelle. Simplement, elle n’est plus forcément le signe qu’il y a encore une blessure active. C’est un système nerveux qui n’a pas encore "désactivé l’alarme".
Et ça change tout, parce que si on croit qu’on est encore blessée, on se fige, on évite, on se crispe… et on entretient l’alerte. Alors que si on comprend ce mécanisme, on peut travailler autrement : rassurer le cerveau, redonner de la sécurité au corps, et sortir progressivement de la peur du mouvement.

Quand une douleur s’installe, le réflexe le plus fréquent est de s’arrêter. De ne plus solliciter la zone. D’attendre que "ça passe". Cette réaction est compréhensible, surtout après une blessure, mais à la ménopause, elle peut parfois entretenir le problème plus qu’elle ne le résout.
Après une blessure ou une douleur persistante, beaucoup de femmes entrent dans une forme d’évitement. On bouge moins, on fait attention à tout, on surveille la moindre sensation. Et petit à petit, le mouvement devient source d’appréhension.
Ce n’est pas de la faiblesse. C’est une réaction de protection.
Mais le corps, lui, n’aime pas l’immobilité prolongée. Moins on bouge, plus les tissus perdent en mobilité, plus les sensations deviennent étranges, raides ou inconfortables.
Et chaque petite douleur vient alors confirmer l’idée qu’il faut encore faire attention.
Alors un cercle s’installe :
moins on bouge → plus on a peur → plus le corps se crispe → plus les sensations sont présentes.
Quand le mouvement est évité trop longtemps, le cerveau enregistre une information très simple : bouger = danger.
Même si la blessure est soignée, même si les tissus vont bien, le système nerveux continue de rester sur ses gardes.
À force, le corps apprend à fonctionner dans cet état d’alerte permanente. Les muscles se contractent davantage, la respiration se fait plus haute, les sensations sont amplifiées. Ce n’est pas une stratégie consciente, c’est un mécanisme automatique.
À la ménopause, ce phénomène peut être encore plus marqué. La fatigue, le stress, le manque de sommeil rendent le système nerveux moins tolérant. Il a plus de mal à "redescendre".
Résultat : la douleur s’installe, non pas parce qu’il y a une nouvelle blessure, mais parce que le corps n’a pas retrouvé un sentiment de sécurité.
C’est pour cela que rester immobile trop longtemps n’est pas toujours la solution. Sans forcer, sans brûler les étapes, le corps a besoin de mouvement pour comprendre qu’il n’est plus en danger. Et c’est précisément ce qui va permettre, ensuite, d’envisager une reprise du sport plus sereine.
Après une blessure, surtout quand la douleur a duré longtemps, reprendre le sport ne se joue pas uniquement sur le plan physique. À la ménopause, la vraie question n’est pas "est-ce que je peux ?", mais plutôt comment reprendre sans remettre le corps en alerte.
Quand on parle de reprise, beaucoup de femmes pensent immédiatement intensité, effort, dépassement. Or, après des blessures, et encore plus à la ménopause, ce n’est pas ce dont le corps a besoin en premier.
Le corps a surtout besoin d’être rassuré.
Cela passe par des mouvements simples, contrôlés, sans recherche de performance. Des mouvements qui redonnent de bonnes sensations, qui permettent de sentir que l’on peut bouger sans danger, sans douleur qui explose derrière.
L’objectif n’est pas de "se tester", ni de voir jusqu’où on peut aller, mais de réinstaller une confiance corporelle. Tant que cette confiance n’est pas là, augmenter l’intensité trop vite revient souvent à rallumer l’alarme.
Chaque mouvement réalisé sans douleur excessive, chaque séance qui se termine avec une sensation de sécurité, envoie un message très clair au cerveau : ce n’est plus dangereux. 🥳
C’est ainsi que le système nerveux commence à se détendre.
À la ménopause, cette étape est essentielle. Le corps a besoin de cohérence : des mouvements réguliers, prévisibles, progressifs. Pas de surprise, pas de brutalité, pas de pression.
C’est cette répétition de mouvements rassurants qui permet peu à peu :
de diminuer la peur,
d’apaiser les sensations,
et de créer un terrain favorable pour aller plus loin ensuite.
Reprendre le sport après des blessures à la ménopause, ce n’est donc pas repartir "comme avant". C’est repartir différemment, avec une logique de sécurité, de progressivité et d’écoute, qui respecte à la fois le corps et le système nerveux.
Reprendre le sport après des blessures, c’est une chose.
Mais à la ménopause, le véritable enjeu est ailleurs : ne plus enchaîner les phases "je reprends / j’arrête / j’ai mal / je culpabilise". Une reprise durable repose sur des choix cohérents avec la physiologie du corps à ce moment-là.
Pendant cette période, le corps a avant tout besoin de structure. Le renforcement musculaire progressif joue ici un rôle clé, non pas pour "forcer", mais pour redonner de la stabilité, de la confiance et un sentiment de sécurité au corps.
Un muscle plus tonique soutient mieux les articulations, absorbe mieux les contraintes et limite les compensations. Cela réduit le risque de réveiller d’anciennes douleurs et permet au corps de mieux tolérer le mouvement sur la durée.
Ce qui fait la différence, ce n’est pas l’intensité, mais la progressivité. Des séances adaptées, régulières, qui respectent les capacités du moment, permettent au corps de se renforcer sans se mettre en alerte. C’est cette approche qui rend la reprise possible sur le long terme, sans retomber dans la peur ou l’épuisement.
Lorsque ces paramètres ne sont pas pris en compte, même une pratique bien intentionnée peut devenir contre-productive. Le corps n’a alors plus les ressources nécessaires pour s’adapter, et les anciennes douleurs trouvent un terrain favorable pour réapparaître.
Une reprise durable passe donc aussi par :
une écoute réelle des signaux de fatigue,
des temps de récupération suffisants,
une pratique qui s’adapte aux périodes plus chargées, plutôt que l’inverse.
À la ménopause, la régularité l’emporte largement sur la rigidité.
C’est en respectant cet équilibre entre renforcement musculaire, récupération et gestion du stress que le corps peut retrouver de la stabilité… et que le sport redevient un allié, et non une source d’inquiétude.
💡 À retenir :
À la ménopause, avoir mal ne veut pas forcément dire que le corps est en danger. Bien souvent, c’est surtout un système qui est resté en alerte. Quand on comprend ce qui se passe réellement dans le corps et dans le système nerveux, on peut reprendre le mouvement plus sereinement, avec moins de peur et plus de confiance.

Oui, dans beaucoup de cas. L’absence totale de douleur n’est pas toujours un prérequis pour reprendre le sport à la ménopause après des blessures.
Lorsque les examens sont rassurants et que la blessure est soignée, certaines douleurs peuvent persister sans être dangereuses. L’important est de reprendre progressivement, avec des mouvements adaptés, en restant attentive aux sensations et sans chercher à forcer.
Une douleur dangereuse s’accompagne généralement de signes clairs : douleur vive qui augmente nettement à l’effort, gonflement, perte de force brutale ou limitation importante du mouvement.
À l’inverse, une douleur diffuse, fluctuante ou présente depuis longtemps, surtout à la ménopause, est souvent liée à une sensibilité accrue du système nerveux plutôt qu’à une blessure active. En cas de doute, un avis médical reste bien sûr indispensable.
Attendre que toute douleur disparaisse peut parfois retarder inutilement la reprise. À la ménopause, une immobilisation trop longue peut entretenir la peur du mouvement et la sensibilité corporelle. Reprendre le sport ne signifie pas ignorer la douleur, mais apprendre à bouger avec discernement, en respectant les limites du moment et en privilégiant des sensations rassurantes.
Après des blessures, et particulièrement à la ménopause, il est préférable de commencer par des mouvements lents, contrôlés et stables.
Le renforcement musculaire progressif, les exercices de mobilité douce et les mouvements qui redonnent confiance au corps sont souvent plus adaptés qu’un cardio intense ou des gestes brusques. L’objectif est de reconstruire une base solide avant d’augmenter l’intensité.
Il n’y a pas de délai universel. La reprise dépend de l’histoire de la blessure, du niveau de fatigue, du stress et du contexte hormonal.
À la ménopause, il est courant que la reprise demande plus de temps qu’avant. Ce n’est pas un échec, mais une adaptation nécessaire. Une progression régulière et respectueuse permet souvent de retrouver une pratique durable et plus sereine.
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